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Plage, village de Puri, Inde, 1980 © Martine Franck / Magnum Photos
Piscine conçue par Alain Capeillères, Le Brusc, été 1976 © Martine Franck / Magnum Photos
Tulku Khentrul Lodro Rabsel, 12 ans, avec son tuteur Lhagyel, monastère Shechen, Bodnath, Népal, 1966 © Martine Franck / Magnum Photos

Martine Franck

du 6 novembre 2018 au 10 février 2019

Du 6 novembre 2018 au 10 février 2019 la Fondation présente l’exposition Martine Franck. 

Traversée d’une vie de femme libre (belge 1938-2012), de compagnonnages militants en paysage méditatifs, d’engagements politiques en portraits amicaux, ce regard ouvert à l’histoire des arts, d’une grande humanité s’est associé aux collectifs de Viva, qu’elle participa à créer, puis de la coopérative Magnum Photos.

« Une goutte d’eau dans la rivière, mais j’y crois. Pour être photographe, il faut un bon œil, le sens de la composition, de la compassion et un sens de l’engagement. » Martine Franck

Née à Anvers en 1938, Martine Franck grandit en Angleterre et aux États-Unis au sein d’une famille de collectionneurs. Polyglotte, étudiante en histoire des arts, férue de sculpture, c’est lors d’un long voyage en Orient en 1963 qu’elle découvre la photographie. De retour à Paris, elle devient photographe indépendante, après avoir été assistante de Gjon Mili et Eliot Elisofon, et collabore aux grand magazines américains, Life, Fortune, Sports Illustrated, le New-York Times et Vogue, avec des reportages et des portraits d’artistes. Elle participe à la création des agences Vu, puis Viva. Martine Franck vit également dès ses débuts l’aventure de la troupe du Théâtre du Soleil, avec son amie Arianne Mnouchkine qui avait partagé son voyage oriental. En 1970, elle épouse Henri Cartier-Bresson, artiste accompli, qui va l’encourager dans sa propre voie. Elle rejoindra plus tard, la coopérative Magnum, qui diffuse toujours son travail aujourd’hui.

Le travail sur l’exposition et l’ouvrage qui l’accompagne a été entrepris très en amont en 2011 avec Martine Franck. La photographe avait souhaité confier la direction de l’ouvrage et le commissariat de l’exposition à Agnès Sire avec qui elle dirigeait cette Fondation depuis longtemps. Le choix des photographies, du parcours plutôt chronologique et ponctué de textes, de l’entretien avec son amie, l’écrivaine Dominique Eddé étaient les principes acquis de ce vaste projet. On y retrouvera le fil de son engagement au travers des séries de portraits, de paysages presque abstraits, qui ne manqueront pas de surprendre, et d’une sorte de chronique à distance de la vie politique.