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Henri Cartier-Bresson, Images a la Sauvette (Verve, 1952), couverture © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos
Henri Cartier-Bresson, Images a la Sauvette (Verve, 1952), couverture © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos
Henri Cartier-Bresson, Images à la Sauvette (Verve, 1952), p. 25-26, Italie, 1933 © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos
Henri Cartier-Bresson, Images à la Sauvette (Verve, 1952), p. 25-26, Italie, 1933 © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos
Henri Cartier-Bresson, Images à la Sauvette (Verve, 1952), p. 27-28, Seville, Espagne, 1933 © Henri Cartier-Bresson/Magnum Photos
Henri Cartier-Bresson, Images à la Sauvette (Verve, 1952), p. 27-28, Seville, Espagne, 1933 © Henri Cartier-Bresson/Magnum Photos

Henri Cartier-Bresson

Images à la Sauvette

du 11 janvier au 23 avril 2017

« Les magazines finissent par faire des cornets à frites. Les livres demeurent. » Henri Cartier-Bresson

Du 11 janvier au 23 avril 2017, la Fondation consacre une exposition au célèbre ouvrage de Cartier-Bresson, Images à la Sauvette. Le projet, à l’initiative de l’éditeur Tériade, voit le jour en octobre 1952 dans le cadre d’une co-édition franco-américaine avec le concours de Matisse et les éditeurs Simon and Schuster.  Sans le savoir, ces derniers allaient imposer la formule « The Decisive Moment », version américaine du titre du livre, comme raccourci de l’œuvre du photographe. Dès sa parution en 1952, Images à la Sauvette eut un succès retentissant dans le monde des arts, considérée comme une « bible pour les photographes » selon les mots de Robert Capa. Sa maquette épurée, la qualité de l’héliogravure et la force des images font de ce livre d’artiste une œuvre novatrice pour l’époque. L’ouvrage révèle la dualité inhérente à l’œuvre de Cartier-Bresson entre interprétation intime et observation documentaire.

Images à la Sauvette est le fruit des travaux réunis du fameux éditeur d’art, Tériade, d’un photographe talentueux, d’un peintre à l’apogée de sa carrière, Matisse, et deux éditeurs américains, Simon and Schuster.  Dès ses débuts, Cartier-Bresson envisage le livre comme un aboutissement de son travail. Dans les années trente, il rencontre Tériade, créateur de Verve, qu’il qualifiera plus tard comme son « maître à penser ». Ils projettent de réaliser ensemble un livre sur les bas-fonds des grandes villes avec Eli Lotar, Bill Brandt et Brassaï, mais cet ambitieux projet ne verra pas le jour. 

La volonté d’imposer la force des images comme unique forme de récit et la place accordée au texte du photographe font d’Images à la Sauvette une œuvre extrêmement novatrice. De très grand format, l’ouvrage propose une maquette d’une pureté audacieuse, qui permet au 24 x 36 de se déployer pleinement. L’impression en héliogravure, par les meilleurs artisans de l’époque, les frères Draeger et la spectaculaire couverture de Matisse en font un modèle du genre. Au printemps 1951, Cartier-Bresson explique : « Si nos épreuves sont belles et parfaitement composées (et elles doivent l’être) ce ne sont pas pour autant des photos de salons […] En somme, notre image finale, c’est celle imprimée ». Cette affirmation positionne clairement Images à la Sauvette comme un livre d’artiste.

L’exposition présente une sélection de tirages d’époque ainsi que de nombreux documents d’archive liés à l’aventure de cet ouvrage, jusqu’à sa réédition récente en fac-similé par les Éditions Steidl. Cette réédition est accompagnée d’un livret avec un essai de Clément Chéroux sur l’histoire de l’ouvrage.

L’exposition "Images à la Sauvette" participe au Mois de la Photo du Grand Paris 2017

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