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Susan Meiselas

du 21 octobre 2026 au 7 mars 2027

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Les images vivent leur vie indépendamment de ceux qui les créent. C’est au Nicaragua que Susan Meiselas l’a compris. En 1978, la photographe, tout juste âgée de 30 ans, s’y rend pour la première fois. Elle a auparavant étudié l’éducation par l’image à l’université de Harvard, publié un premier livre très remarqué sur les spectacles de strip-tease et rejoint l’agence Magnum Photos. Dans ce pays d’Amérique centrale, l’insurrection populaire se transforme alors en guerre révolutionnaire opposant le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) à la Garde nationale du régime dictatorial du Président Anastasio Somoza Debayle soutenu par les États-Unis. Au cours de plusieurs séjours, elle photographie la vie quotidienne, les combats de rue et la victoire de la Révolution. En 1981, une première sélection de ces documents pour l’Histoire est publiée dans un ouvrage sobrement intitulé Nicaragua, juin 1978-juillet 1979.

Après cette publication, Susan Meiselas éprouve la nécessité de retourner au Nicaragua afin d’interroger ceux qui figurent dans ses images. Depuis quatre décennies, elle y est souvent revenue, documentant l’usage qui était fait de ses clichés reproduits sur divers artefacts (T-shirts, timbres, boîtes d’allumettes, etc.) ou des fresques murales, le plus souvent à la gloire de la Révolution, mais aussi, parfois, pour la critiquer ou la combattre. Elle a ainsi constaté que ses photographies étaient désormais douées d’une existence autonome. Avec le temps, un sensible écart s’est instauré entre ce qu’elles documentaient et ce qu’elles symbolisaient dans l’imaginaire collectif. Les images de Susan Meiselas sont ainsi devenues le lieu même d’une forme de tension entre Histoire et Mémoire. C’est précisément cette dialectique qu’à travers plus d’une centaine d’œuvres, de documents ou d’extraits de films, l’exposition de la Fondation Henri Cartier-Bresson et l’ouvrage qui l’accompagne, publié par l’Atelier EXB, ont pour ambition d’explorer.

 

Commissaire de l’exposition

Clément Chéroux
Directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson

 

Label

Ce projet est labellisé Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la Culture et s’inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027.

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Martine Franck

du 21 octobre 2026 au 7 mars 2027

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Dans les années 1970, Martine Franck (1938-2012) photographie les luttes féministes, principalement à Paris. En tant que femme photographe, l’attention qu’elle porte aux mobilisations du Mouvement de libération des femmes (MLF) infléchit son regard sur le monde social et oriente durablement son œuvre.

La question des images s’impose dans les luttes féministes en réaction aux représentations médiatiques d’une culture visuelle dominante, qui objectifie les corps des femmes et peut détourner ou discréditer leurs revendications. Membre fondatrice de l’agence Viva (1972), Martine Franck partage cette vigilance à l’égard des images. Viva est conçue comme un « refuge de photographes qui savent la portée de l’image, connaissent son pouvoir d’information, refusent l’utilisation qui pourrait en être faite, et ne veulent pas s’échapper de leur réalité sociale. »

Cette exposition présente des photographies pour la plupart inédites, qui soulignent la dimension collective d’une culture visuelle féministe des années 1970. Celle-ci se manifeste à travers la représentation des mobilisations, mais aussi par l’essor de la presse féministe, devenue laboratoire des luttes. Les périodiques constituent également un support privilégié de diffusion des images.

À partir des années 1980, le féminisme s’institutionnalise et Martine Franck réalise les séries « Des femmes et la création » puis « Des métiers et des femmes » dans le cadre de commandes publiques. Son rapport au féminisme s’individualise progressivement mais demeure déterminant dans son œuvre.

 

Commissaire de l’exposition

Angèle Ferrere
Docteure en histoire et esthétique de la photographie
Lauréate de la Bourse de recherche curatoriale Martine Franck 2025

 

Mécène

La Bourse de recherche curatoriale Martine Franck bénéficie du soutien de la Fondation d’entreprise Linklaters.

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Expositions passées

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20 mai - 4 octobre 2026

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Lettres d'amour à la photographie

20 mai - 4 octobre 2026

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Les Européens

28 janvier - 3 mai 2026

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Voyages à Giphantie

28 janvier - 3 mai 2026

François-Xavier Gbré

Radio Ballast

29 octobre 2025 - 11 janvier 2026

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Le Monument

29 octobre 2025 - 11 janvier 2026

Richard Avedon

In the American West

30 avril - 12 octobre 2025

Karim Kal

Mons Ferratus

28 janvier - 13 avril 2025