présentation l'homme programme prix hcb publications partenaires infos utiles newsletter
          Couv_Takanashi.jpg
derniere publication
livres disponibles
publications de la fondation
   
  Yutaka Takanashi
 
livres disponibles

Depuis toujours, Yutaka Takanashi photographie la ville de près, de loin, voire de très loin depuis une voiture en mouvement ; tantôt « à l’affut » d’une image chargée de poésie, tantôt « ramasseur » d’un morceau de réel, il l’a souvent répété, ces deux tendances s’affrontent en lui : poésie/réalisme, miroir/fenêtre, visible/invisible.
Né en 1935 à Tokyo, Takanashi a travaillé dans la publicité avant de devenir enseignant à l’université Zokei. Il est membre fondateur en 1968 du fameux mouvement Provoke qui publia brièvement la revue éponyme L’aspect provocateur de ce court phénomène cachait une réaction profonde à l’establishment photographique.
Toshi-e (Vers la ville), son premier livre en noir et blanc à la maquette sophistiquée, marque la distance du photographe, qui a su affirmer son style en ne cédant pas aux sirènes du moment. Avec ces images, Takanashi cherche l’invisible, une poétique différente dans des espaces urbains improbables en pleine mutation. Il refuse la narration, s’insurge contre l’aspect tautologique de la photographie qui l’ennuie, mais, lassé par cette traque de l’invisible, décide finalement de lâcher son Leica pour une chambre technique grand format.
Machi (la ville), son deuxième ouvrage, est tout le contraire de Toshi-e : avec Machi, j’ai tenté de me débarrasser du poétique, explique le photographe, qui a su trouver une modernité dans cette approche calme et pensée de la ville de l’intérieur, en couleur.
Le sens du détail, de la vie juste arrêtée est aussi très présent dans la série Golden-gai Street des bars dans le quartier de Shinjuku au moment de leur fermeture. Le temps y est suspendu, à l’inverse des images « mobiles » le long des routes durant les années soixante.
Exposer pour la première fois à Paris l’ensemble de ces travaux est un privilège dont nous sommes fiers. Cela aurait été impossible sans la Galerie Priska Pasquer qui défend depuis longtemps la photographie japonaise.Nous sommes également très reconnaissants aux éditions Toluca, pour leur engagement passionné dans la réalisation de l’exposition et du catalogue. Ce projet a reçu le soutien de Japan Airlines et de la Japan Foundation.