expositions
© William Eggleston / Eggleston artistic Trust, collection de l’artiste
 

From Los Alamos Folio 5,MEM, 71/74
© William Eggleston / Courtesy Wilson Centre for Photography

Je devais me rendre à l’évidence  que ce que j’avais à faire, c’était de me confronter à des territoires inconnus. Ce qu’il y avait de nouveau à l’époque, c’étaient les centres commerciaux - et c’est ce que j’ai pris en photo.  William Eggleston
À la fin des années 1950, Eggleston a commencé à photographier autour de chez lui, dans le Sud des États-Unis, utilisant des pellicules 35 mm noir et blanc. Fasciné par le travail de Cartier-Bresson, il déclare à l’époque  Je ne pouvais pas imaginer faire mieux que de parfaits faux Cartier-Bresson. II a finalement développé un style photographique personnel, qui viendra quelques années plus tard façonner son travail en couleur. C’est une vision inédite de l'Amérique quotidienne, banale, avec ses typologies : les supermarchés, les bars, les stations-services, les voitures et des personnages fantomatiques perdus dans l’espace.
À travers une centaine d’épreuves en noir et blanc et en couleur, empruntées à différentes collections et au fonds de l’artiste, l’exposition et le livre proposent de montrer l’évolution, les ruptures et surtout la radicalité qui peu à peu apparaît dans l’œuvre du photographe américain, alors qu’il aborde la photographie en couleur à la fin des années soixante. On retrouve parfois les mêmes obsessions, ou thèmes récurrents, comme les plafonds, la nourriture, l’attente et les cadrages basculés et non conventionnels déjà là dans ses premiers travaux.
Proposer l’exposition « William Eggleston : From Black and White to Color », c’est partager la naissance et l’évolution du processus créatif du photographe, au tournant des années soixante, alors que l’artiste, conscient qu’il était temps de renverser nombre de conventions, s’applique à banaliser ses images, à cadrer comme s’il adoptait le point de vue d’une mouche, en passant peu à peu à la couleur. Nous assistons ainsi à l’émergence d’une poésie fugace émanant de cadrages inédits.

L’exposition et le livre présentent quelques inédits exceptionnels du travail du photographe américain qui déclarait : Je suis en guerre avec l’évidence. Cet ensemble noir et blanc et couleur, les débuts de sa carrière, est accompagné d’une étude de Thomas Weski et d’une introduction d’Agnès Sire.
L’exposition sera ensuite présentée au musée de l’Elysée, Lausanne, du 30 janvier au 3 mai 2015.
L’exposition est présentée dans le cadre du Mois de la Photo 2014.

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