Retour sélection

Henri Cartier-Bresson et Alberto Giacometti, Une communauté de regards

  • Agnès Sire, Tobia Bezzola, Yves Bonnefoy, Henri Cartier-Bresson (auteur)
  • Scalo (editeur)
  • May, 2005 (parution)
  • ISBN 3-03939-007-4
  • 160 pages
  • 20 euros

(In French only)

Deux artistes majeurs et amis, Alberto Giacometti et Henri Cartier-Bresson. La mise en parallèle de leurs sculptures, dessins et photographies, connus ou inédits, révèle un même sens aigu de l’espace, du mouvement, de l’essence des hommes, et de la vie. Un vrai régal !

Qu’il s’agisse de leur période surréaliste, des œuvres qui traitent de la relation de l’homme à l’espace, des photographies de Giacometti par Cartier-Bresson, le moins que l’on puisse dire est que les deux hommes étaient animés par le même désir, la même tension. Rendre visible et faire ressentir l’éphémère d’une situation, la fugacité de l’instant. Que l’on songe à la superbe sculpture de Giacometti, Fleur en danger (1932) qui met en scène une catapulte tirée jusqu’à la corde et menaçant une frêle fleur inclinée de tout son corps comme un homme implorant pitié, ou à la photographie Espagne (1933) de Cartier-Bresson “immortalisant” l’attente ou la démarche de gens à la croisée des chemins sur un terrain vague : l’immobilisme dessert toujours le passage d’une situation à venir et fait ressentir toute la force du latent. Quand bien même les portraits de Sartre, Genet, Diego Giacometti, Stravinsky et Matisse, photographiés par Henri Cartier-Bresson et dessinés par Alberto Giacometti, semblent se focaliser sur une attitude, un sentiment, leur regard, loin de figer l’objet dans un “halo”, le “fait devenir […] au sein de l’être” [1].

Bien plus, si l’un comme l’autre transcende “la fugacité de l’instant […]comme l’essence même de l’événement” [2], ils tendent tous deux à “inscrire” l’instant et la perception qu’on peut en avoir dans une continuité et multiplicité infinies. Mais, alors que d’aucuns n’y ont vu chez Giacometti qu’une angoisse permanente de la mort ou une satisfaction jamais atteinte dans son travail, la mise en évidence de la résonance de ses œuvres avec celles du photographe attestent d’un désir commun de témoigner d’un tout. Non seulement la fluidité du temps qui passe, la consubstantialité du visible et de l’insaisissable. Mais surtout le tissage des êtres, des lieux, de tout ce qui nous entoure, à la perception du mouvement perpétuel de la vie, de son infinitude, comme en témoignent les dessins de Paris aux incessantes superpositions de lignes et fuites en avant, si singuliers et si similaires, réalisés par ces deux icônes du XXe siècle.

Laura Moscoso
[1] Yves Bonnefoy, auteur de l’introduction au catalogue de l’exposition et d’un livre sur Giacometti (Giacometti, Flammarion, 1971)

[2] Tobia Bezzola, conservateur du Kunsthaus Zürich et commissaire de l’exposition, La décision de l’œil, dossier de presse de l’exposition

out of stock

The Foundation

Become A Member

Support the development of the Foundation

Dans la même catégorie

Raymond Depardon, Traverser

Claude Iverné, Bilad es Sudan

Acheter

Louis Faurer

Francesca Woodman : Devenir un ange

Ugo Mulas, La Photographie

Jeff WALL, Smaller Pictures

Pieter Hugo, Kin

Henri Cartier-Bresson, The Decisive Moment

William Eggleston: From Black and White to Color

Documentary: Le siècle d’Henri Cartier-Bresson

Guido Guidi – Veramente

Henri Cartier-Bresson, L’exposition/The exhibition

Henri Cartier-Bresson, Voir est un tout

Henri Cartier-Bresson

Sergio Larrain – Vagabondages

Fondation Henri Cartier-Bresson, X

Vanessa Winship – She dances on Jackson

Emmet Gowin (signed)

Howard Greenberg – COLLECTION

Yutaka Takanashi

Henri Cartier-Bresson et Paul Strand, Mexique, 1932-1934

Martine Franck – Venus d’ailleurs, peintres et sculpteurs à Paris depuis 1945

Lewis Hine

August Sander – Voir, Observer et Penser

David Goldblatt, “TJ” 1948-2010

Harry Callahan – Variations

Martine Franck – Women

Henri Cartier-Bresson – The Modern Century

Robert Doisneau, Du métier à l’oeuvre

Irving Penn – Small Trades

Mitch Epstein – American Power

Open See – Jim Goldberg

Revoir Henri Cartier-Bresson 

Guy Tillim – Avenue Patrice Lumumba

Henri Cartier-Bresson et «Le Monde»

Le tir photographique

Photographier l’Amérique, 1929-1947

Double DVD “Henri Cartier-Bresson”

Saul Leiter

L’Art sans art d’Henri Cartier-Bresson

Martine Franck

Martine Franck – Photo Poche

Fazal Sheikh – Ladli

Saul Steinberg – Illuminations

Henri Cartier-Bresson – Scrapbook

Joan Colom – Les gens du raval

Portraits par Henri Cartier-Bresson, “le silence intérieur d’une victime consentante”

Guy Tillim – Jo’burg

Larry Towel – No Man’s Land

Henri Cartier-Bresson, photographe

Henri Cartier-Bresson – Des images et des mots

L’imaginaire d’après nature

Moî Wer, Ci-contre

Documentary and Anti-Graphic Photographs

Fables

Cartier-Bresson, Au crayon

Henri

Les choix d’Henri Cartier-Bresson

De qui s’agit-il?

Photographe

100th Street

A Camel for the Son – Fazal Sheikh

Cartier-Bresson, l’œil du siècle

Tibetan Tulkus: Images of continuity, photographies de Martine Franck

Vers un autre futur

The Photography of Bill Brandt

Martine Franck – D’un jour, l’autre

Henri Cartier-Bresson, Carnets mexicains, 1934-1964 

Henri Cartier-Bresson

Bruce Davidson – Time of Change